Developer : who is the boss?

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Dans le secteur IT, accéder à des fonctions managériales est une étape importante qui est à la fois perçue comme un Graal et comme un saut dans l’inconnu.

Au-delà de la rémunération, passer IT manager, voire CIO ou CTO, est souvent vécu comme une consécration et c’est aussi s’éloigner de — sinon abandonner — ses premiers amours le code et la programmation, pour gérer des projets et les hommes qui y contribuent.

Avant d’en arriver là, la route est longue et semée d’embûches. Dans cet article, nous vous proposons quelques clés d’analyse indispensables pour donner une dimension managériale à votre carrière de développeur ou de programmeur.

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Êtes-vous prêt à devenir manager ?

Comment vous sentez-vous dans votre job actuel ? Si vous avez l’impression qu’après plusieurs années derrière votre écran, il est temps pour vous de passer à l’étape « gestion d’équipe », et que mettre en pratique un leadership trop longtemps refoulé vous démange, alors foncez et projetez-vous dans un poste qui comprend une composante de management.

Si, au contraire, vous êtes un amoureux du code, un champion de la base de données, un virtuose du cloud ou un brillant architecte sans attirance particulière pour le management, alors vous n’êtes peut-être pas fait ou pas prêt pour le management et personne ne vous en voudra.

Le secteur IT aura toujours besoin d’experts dans leurs domaines et vous pouvez même envisager une carrière de freelance tout à fait honorable sans « avoir à manager » une équipe !

Le bon timing ?

Il se peut aussi que vous ressentiez le besoin de continuer à progresser techniquement avant de vous projeter complètement dans un rôle de manager. Dans ce cas, pas de panique, c’est juste une question de timing.

Choisissez avec soin vos prochaines missions pour vous positionner sur la bonne rampe de lancement. Un bon projet est un projet qui vous permet d’apprendre ET de bien vous positionner en interne ; n’oubliez jamais la part de « politique » qui existe dans tous les jobs.

Mais surtout, ne brûlez pas les étapes en voulant à tout prix devenir le petit chef que tout le monde déteste parce que sa connaissance technique n’est pas au top.

Tous les chemins ne mènent pas à Rome

Ni à un poste de manager IT ! Les choix que vous allez faire en début de carrière sont très importants pour la suite. Premier conseil : évitez les voies sans issue, ces projets certes passionnants avec une équipe géniale, mais qui utilisent une techno en bout de course dans un secteur d’activité peu attractif.

Ensuite, en début de carrière, ne vous laissez pas trop vite séduire par le chant des sirènes — ou des licornes — en voulant à tout prix rejoindre une start-up « en pleine croissance ».

Nous n’avons rien contre les start-ups, bien au contraire. Mais tout d’abord, toutes les start-ups ne sont pas en croissance, et même si les projets sont très motivants sur le papier — c’est-à-dire au moment de votre recrutement —, ils changent souvent d’orientation (le fameux pivot), et ce n’est peut-être pas toujours le meilleur environnement pour acquérir de premières bases solides et monter en grade par la suite.

D’ailleurs, saviez-vous que, selon une étude de la Harvard Business Review datant de 2017, l’âge moyen des CTO de start-up est de… 42 ans !

N’allez pas non plus moisir trop vite dans un groupe qui vous met au placard. Trouvez de la cohérence, un bon équilibre entre votre envie de grimper les échelons et l’accumulation d’expérience nécessaire à l’atteinte de cet objectif en construisant consciemment votre carrière étape par étape.

Développeur - c’est qui le patron

Augmentez votre visibilité en interne

Efforcez-vous d’accroître votre visibilité au sein de votre entreprise. Beaucoup de développeurs, par péché d’humilité ou par timidité, pensent que leur bon travail parle de lui-même, mais cela ne suffit pas.

Il est important de trouver des occasions de se mettre en valeur et de faire reconnaître son travail. Un moyen simple d’y parvenir est d’intervenir systématiquement dans les réunions pour poser une question, proposer une nouvelle façon de résoudre un problème ou faire un commentaire. L’élargissement de votre réseau en interne vous donnera également une plus grande visibilité auprès des personnes qui comptent.

Devenez un bon communicant

Plus vous voulez monter dans la hiérarchie, plus il est important de mettre en pratique des compétences non techniques, les fameuses soft skills. Le leadership est surtout une question de communication et de posture.

Alors, êtes-vous assez à l’aise pour prendre la parole en public ?  Ou pour animer une réunion d’équipe un peu tendue ? Quelles compétences en communication pourriez-vous améliorer pour vous aider à passer au niveau supérieur ?

Soyez honnêtes avec vous-même et envisagez peut-être une formation ou un module de e-learning pour emmagasiner davantage de confiance en vous.

Fake it till you make it…

… et contribuez vraiment à l’action collective ! Attention, ceci n’est pas un conseil en l’air. « Enfiler le costume » — au sens figuré — du manager que l’on veut devenir et agir en fonction de cette représentation mentale est une technique éprouvée dans beaucoup de domaines.

Le Fake it till you make it” a fait ses preuves aussi bien dans le monde professionnel que dans le monde du sport, notamment avec la championne de tennis Venus Williams qui s’est souvent mise dans la peau d’une championne pour accéder à son rêve ; une mise en pratique de la célèbre chanson de Nas, I can (2003), si cette référence résonne davantage aux oreilles de nos plus jeunes lecteurs.

Il ne s’agit pas de construire sa carrière sur une imposture, mais plutôt d’adopter les attitudes des vrais leaders comme :

  • ne jamais parler de problèmes, mais au contraire essayer de trouver des solutions ;
  • contribuer vraiment à l’effort que fournit l’équipe : Faites, exécutez, menez à bien ce à quoi vous vous engagez. Les Anglo-Saxons disent “walk the walk” !
  • s’essayer aux tâches ardues auxquelles personne ne veut s’atteler et démontrer son sens du dévouement et sa ténacité.

«Un leader est quelqu’un qui dit “je vais le faire” et qui le fait. Un leader n’est pas quelqu’un qui se contente de parler — il apporte sa contribution tout le temps. »

Hap Klopp, CEO de The North Face

Formez-vous au management !

Cela peut ressembler à un conseil futile, mais manager une équipe peut s’apprendre. D’ailleurs, en interne, demander à se former au management d’équipe peut contribuer à démontrer votre niveau de motivation et envoyer un signal fort à votre direction : « Elle ou il a envie de donner une nouvelle dimension à sa carrière, aidons-le»

Il existe de multiples façons de se former au management, du simple certificat sur Udemy ou Coursera au MBA qui prend deux jours par semaine, en passant par les ouvrages de développement personnel ; vous avez le choix des armes !

Pour aller plus loin : travaillez votre personal branding !

En dehors du travail, n’oubliez pas que votre présence en ligne sur LinkedIn ou sur les réseaux spécialisés est une vitrine publique de votre marque personnelle. Si une entreprise envisage de vous confier un poste de direction, elle commencera par scruter vos différents profils.

Si vous cherchez un nouveau job ou si vous vous positionnez pour une promotion, faites d’abord une recherche en ligne sur votre nom. Assurez-vous que vos profils sociaux publics sont cohérents avec les valeurs de votre marque personnelle, vos valeurs et vos compétences.

« Quel est votre “ADN” ? Lorsque vous vous réveillez le matin, à quoi pensez-vous ? Qu’est-ce que vous savez si bien faire que vous pouvez vous donner à 120 % quand personne d’autre ne le peut ? C’est autour de cela que vous devez développer votre marque personnelle. »

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