Quel genre de candidat êtes-vous ?

« Connais-toi toi-même ​​», pouvait-on lire il y a fort longtemps sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes. Cette expression attribuée à Socrate signifie la chose suivante : se connaître, c’est savoir donner le meilleur de soi-même.

Ça veut dire faire gagner la raison et l’intelligence en toute situation !

Quand on cherche un job, c’est un peu la même chose !

Une bonne connaissance de soi et de ce que l’on veut ou de ce que l’on cherche à obtenir permet d’envoyer des messages clairs à son interlocuteur.

Surtout quand on sait que l’être humain — en l’occurrence, ici, le recruteur — a une forte tendance à catégoriser et à mettre les gens dans des cases, soit pour se rassurer, soit pour des raisons pratiques.

Face à certains responsables RH ou recruteurs, il est alors bon de forcer un peu le trait, de mettre en avant quelques facettes de votre personnalité plutôt qu’une autre.

Ceci aidera votre interlocuteur à valider (ou invalider) certains points importants pour lui. Cela est d’autant plus vrai lorsque vous vous retrouvez face à un manager qui ne dispose que de très peu de temps pour faire son choix et qui n’est pas forcément un fin psychologue ou un mentaliste.

Sans être clivant ni oublier de donner des preuves tangibles de ce que vous avancez, vous devez semer des indices et des preuves que vous êtes la personne la mieux indiquée pour ce poste tout au long de l’entretien.

Dans cet article vous trouverez quelques conseils pour mieux vous décrire pendant un job interview.

Vous êtes un candidat result-oriented

Aussi appelé le money-maker par nos amis d’outre-Manche, c’est un profil que l’on recherche surtout pour des fonctions commerciales dans des environnements très compétitifs.

Si vous passez un entretien pour une entreprise dont le département commercial occupe une place stratégique, vous devez montrer que votre recrutement sera rapidement rentabilisé par votre futur employeur.

Il faut alors jouer le jeu du commercial « qui en veut ​​» sans être trop agressif. On préférera toujours un jeune lion fou qui déborde d’énergie à un vieux sage pour ce genre de poste, c’est comme ça.

Vous pouvez utiliser ce genre de phrases :

  • «  Je suis un vrai négociateur qui met l’accent sur la définition des besoins du client afin de lui fournir le service le plus adapté à l’atteinte de ses objectifs ​​» ;
  • « Je suis proactif, j’aime me fixer moi-même des objectifs ambitieux à atteindre et qui soient en rapport avec la stratégie de l’entreprise. ​​»

Attention ! Trouvez le juste milieu entre dynamisme et vantardise. N’oubliez pas de faire référence de manière chiffrée à vos performances (ou exploits) passées pour apporter de la crédibilité à votre discours. Vous pouvez également moduler votre propos avec ce genre de phrase :

« La réussite personnelle est une des dimensions de ma carrière. Je n’en serais pas arrivé là si je n’avais pas appris à fournir des résultats dans le respect des contraintes liées aux résultats souhaités par l’entreprise. ​​»

Vous êtes un battant, un fonceur

Dans le même ordre d’idée, les entreprises ont besoin de collaborateurs capables de prendre leurs responsabilités dans les situations difficiles.

On retrouve ce genre de profils pour des postes très exposés (ou en relation directe avec la direction) et qui nécessitent de supporter la pression, de garder la tête froide. Montrez alors au recruteur que vous allez « faire le job ​​», tenir vos engagements et surtout que votre dynamisme est très supérieur à celui des autres candidats.

On entend le genre de phrases suivantes dans la bouche de ses candidats :

  • « La pression fait parfois partie du quotidien, je sais gérer mon stress dans beaucoup de situations et mener à bien ma mission​ » ;
  • « Quand j’ai décidé quelque chose, j’aime aller jusqu’au bout, c’est pour ainsi dire une question d’orgueil personnel​​. »

On doit sentir chez vous un niveau d’implication et de maturité hors normes. Pendant l’entretien, restez calme et posé en évitant les tics gestuels. Votre “body language” sera sans doute passé au crible, sachez-le.

Celui qui en fera toujours plus pour le client

Être un salarié fidèle et dévoué est une chose. Mais le souci du client en est une autre. Depuis la fin des années 80, on nous répète que « le client a toujours raison​​ ». Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin et anticiper des besoins dont le client n’a même pas encore conscience.

Pour certains postes dans le “customer care” (ou les ressources humaines), vos qualités relationnelles et votre empathie seront scrutées avec attention. Vous devez alors montrer que votre prisme de perception de la réalité est axé sur le client et sur la relation que vous allez nouer avec lui.

Ce genre de phrases peut faire mouche dans un entretien :

  • « Mes amis m’ont toujours considéré comme une “personne très sociable”. J’attribue cela à deux qualités que je pense posséder : l’empathie et le respect. J’aime me pencher sur le problème d’un client avec sincérité pour lui apporter de vraies réponses » ;
  • « J’ai toujours été une personne extravertie. C’est un trait de caractère dont je tire parti dans mon travail. Les clients veulent des solutions concrètes et rapides et, pour leur apporter cela, il faut comprendre leur besoin. C’est pour cela qu’il faut avant tout les écouter et prendre le temps de la réflexion avant de foncer tête baissée. »

Le candidat responsable, sur qui l’on peut compter

Nous faisons tous des erreurs. Un recruteur sait que vous n’êtes pas parfait et qu’il vous est arrivé de vous tromper ou de prendre une mauvaise décision au moins une fois dans votre vie. N’ayez pas peur de raconter vos échecs, sans y passer des heures bien sûr tout en vous assurant de montrer comment vous avez géré la situation.

Les recruteurs sont fatigués d’entendre des discours préformatés à longueur de journée. Une petite touche personnelle, un peu d’humilité et de fragilité bien distillées sont toujours les bienvenues. Cela casse le rythme et donne de la consistance à votre candidature.

Les phrases type pour s’exprimer sur un échec ou une difficulté passée sont les suivantes :

  • « Je sais reconnaître mes erreurs. Je sais que cela arrive parfois de se tromper et il faut savoir en tirer rapidement les leçons. Par exemple, il y a cinq ans… »
  • « Quand je rencontre une difficulté, je n’essaye pas de la cacher et j’en fais part à mon manager rapidement. Être responsable, c’est aussi avoir conscience de ses limites et les exprimer pour ne pas nuire à sa mission. »

Et vous quel genre de candidat êtes-vous ? À quel type de candidat vous identifiez-vous le plus ? Retrouvez tous nos conseils pour bien gérer votre carrière et réussir votre recherche d’emploi sur notre blog !

Articles, conseils et vidéos pour décrocher votre futur job!

Ne ratez pas nos nouveaux articles, vidéos et events.
Abonnez-vous à notre newsletter.

Voir notre blog